Saint-Gilles, picture by Francisco Anzola.

Saint-Gilles

Écrit par Stephan Debusschere le 1 septembre 2017

Un marché à suivre

Depuis quelques années, la valorisation de la commune de Saint-Gilles y a entraîné un mouvement de gentrification. Mais bien que les prix y soient globalement supérieurs à ceux de sa voisine Forest, ceux-ci restent très concurrentiels par rapport à des communes comme Ixelles ou Uccle.

Saint-Gilles est l’une des rares communes bruxelloises à avoir su préserver un bâti historique riche de différents styles architecturaux. Et depuis une quinzaine d’années, l’action communale et régionale a permis le réaménagement d’une grande partie de l’espace public. Les aménagements de trottoirs, d’éclairage et de plantations d’arbres, ainsi que les nombreuses rénovations d’immeubles ont couvert quasiment l’ensemble du territoire, participant de la sorte à la revalorisation des quartiers.

Un village dans la ville

Saint-Gilles est aussi et surtout une sorte de « village dans la ville », où le brassage multiculturel crée une richesse tout aussi inestimable. Petite commune de 2,5 km2 à la population dense, Saint-Gilles fait partie des entités bruxelloises qui offrent le plus de potentiel au niveau de l’évolution des prix. Certains de ses quartiers, proches des zones les plus en vue d’Ixelles, sont désormais passés du côté branché de la Capitale, mais sans en atteindre les sommets en termes de prix. C’est la raison pour laquelle Saint-Gilles attire une partie de la clientèle du quartier du Châtelain.

Il suffit en effet de franchir quelques rues pour se retrouver dans le quartier de la rue d’Espagne, où le nombre d’échanges d’appartements a été multiplié par deux en l’espace de cinq ans. Parmi les quartiers les plus recherchés, citons également celui des rues Defacqz, Faider et Capouillet. Le quartier de la maison communale et les rues proches de la prison remportent désormais à leur tour un vrai succès, y compris auprès des Français, attirés par les beaux immeubles datant pour la plupart du début du siècle dernier et se distinguant les uns des autres par leur façade aux ornements uniques. Entre 2010 et 2014, le prix des appartements y a ainsi grimpé de 35 %. 

Tous ces quartiers bénéficient de l’élargissement de la demande d’Ixelles mais aussi d’Uccle, et les transactions continuent d’y augmenter chaque année, grâce à des prix toujours très concurrentiels. Dans le quartier de la maison communale, par exemple, une maison peut coûter jusqu’à 150 000 euros de moins qu’à Ixelles ou Uccle.

Saint-Gilles, picture by Francisco Anzola.

Quartiers à suivre

D’autres zones de la commune semblent vouées à un bel avenir. C’est le cas notamment de l’avenue Jean Volders et alentours, en direction de la Porte de Hal. Les bâtiments de style haussmannien qui bordent ces rues y sont déjà recherchés par les Français et autres expatriés, en raison de leur grand potentiel et aussi de leur proximité avec la gare du Midi et son Thalys.

Mais cet engouement a néanmoins ses limites géographiques, à savoir les quartiers du bas de la commune. En effet, plus on s’approche de la gare, plus l’immobilier souffre de l‘influence négative de cette dernière. C’est le cas notamment du quartier de la place Bethlehem, situé entre l’avenue Jean Volders et l’avenue du Roi. Ses valeurs immobilières assez faibles sont notamment dues au fait qu’il est considéré comme peu sécurisé, mais il va de soi que l’absence de bâti historique intéressant et de projets immobiliers tient pour une bonne part dans le peu d’intérêt que les candidats à la propriété y portent, en tout cas jusqu’à présent…

Logic Repères

Maison : 430 000 euros

Appartement : 213 000 euros

Lexique