Le secteur de la construction a bien résisté à la crise en Belgique

Écrit par Renaud Chaudoir le 4 mars 2014

Le secteur de la construction fait mieux que le reste de l’économie belge

Ces dernières années, l’Europe et la Belgique se sont enfoncées dans une grave crise économique. Entretemps, les premiers signes de reprise apparaissent, et notre économie retrouve progressivement le chemin de la croissance. Le bureau d’études d’ING a mené l’enquête à propose des conséquences de la crise sur le secteur de la construction et est arrivé à la conclusion que celui-ci a bien résisté à la crise. Ce secteur s’en tire particulièrement bien lors des phases de reprise économique.  

 

Le secteur de la construction profite des périodes de reprise économique

À première vue, les chiffres du bureau d’études d’ING ne paraissent pas si positifs : en 2013, le secteur de la construction a vu sa valeur ajoutée baisser de 1,9%, alors que l’économie belge affichait une croissance de 0,2%. Mais selon ING, ces chiffres sont relatifs, car le secteur de la construction a atteint des résultats bien meilleurs que le reste de l’économie.

 

Depuis le début de la crise en 2008, le secteur a notamment tiré profit des phases de reprise économique. La valeur ajoutée brute a augmenté de 1,2% en moyenne entre 2008 et 2013, ce qui est trois fois mieux que le reste de l’économie belge, qui affiche une moyenne de 0,4% par an.

Que réserve l’avenir pour le secteur de la construction ?

2014 a bien commencé, avec des indicateurs de confiance plus optimistes et des volumes de projets plus importants chez les architectes. Le nombre de permis de construire a augmenté durant la seconde moitié de 2013, mais pas uniformément : une augmentation de 9% pour les permis de construire pour les appartements, contre une diminution de 5% concernant les maisons. Ce sont donc surtout les propriétaires d’appartements qui ont stimulé le secteur de la construction, alors que les acheteurs potentiels moyens se sont montrés plus discrets.

Analyse des besoins immobiliers en Belgique

Le bureau d’études d’ING a également réalisé une prévision des besoins immobiliers en Belgique en 2020. On constate d’importantes différences entre les régions : la Flandre dispose d’un léger surplus de logements, la Wallonie est en train de construire un surplus de logements et Bruxelles souffre d’un manque de logements.

 

Selon la banque, la Flandre devra donner l’opportunité au secteur de la construction de faire croitre son parc de logements à un rythme plus régulier. D’un autre côté, l’offre de logements devra doubler chaque année à Bruxelles, afin d’éviter que la demande importante dans la capitale n’augmente la pression en Flandre et en Wallonie.

 

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