Seraing, picture by Jean Housen.

Seraing

Écrit par Stephan Debusschere le 11 juin 2017

Les maisons les moins chères de la Province

Des maisons mitoyennes bien en dessous de la moyenne provinciale, des appartements aux prix toujours compétitifs, et un centre en pleine mutation. Seraing a largement de quoi attirer les candidats à la propriété et les investisseurs.

La Province de Liège reste particulièrement abordable, dépassant même parfois celle du Hainaut dans le classement des biens les plus accessibles. C’est aussi là qu’on observe le plus grand écart de prix sur la plus petite distance. Dans ce marché fort hybride, la commune de Seraing apparaît particulièrement attractive. Sur le segment de la maison, le prix moyen de 121 000 euros reste en effet largement en dessous de la moyenne provinciale, à 168 000 euros. C’est particulièrement le cas dans le centre, en raison des petites superficies des maisons qui tendent à réduire d’autant les prix de vente, mais aussi à cause d’infractions urbanistiques dues à des agrandissements sans autorisation et qui font négocier les prix à la baisse.

A Seraing, la typologie des habitations diffère cependant d’un quartier à l’autre. Il en est donc de même des prix. Seraing est ainsi subdivisé en trois zones : le bas de Seraing (le centre), le quartier résidentiel de l’Air Pur situé sur les hauteurs, et le quartier des biens communaux, situé entre les deux premières zones, où l’on trouve à côté des maisons 4 façades des maisons semi-mitoyennes de première génération qui se négocient aux alentours de 150 000 euros.

Quoi qu’il en soit, Seraing remporte sur base d’un prix moyen la palme des communes les moins chères de la Province sur ce segment. Il y a donc toujours de belles opportunités à saisir, d’autant plus que Seraing dispose de plus d’un atout : sa proximité avec Liège-Ville, ses nombreux espaces verts – un tiers de son territoire est constitué de forêts, parcs et jardins – et son nombre important d’écoles, dont plusieurs écoles supérieures, sans oublier la proximité du campus du Sart-Tilman de l’ULg.

Maisons 4 façades et villas en standby

L’essentiel des transactions se faisant sur le segment des maisons mitoyennes depuis quelques années, celui des 4 façades et autres villas a logiquement accusé le coup en encaissant un recul en 2013 pour se stabiliser durant les deux dernières années, pour un prix moyen actuel de 250 000 euros, soit l’un des moins élevés de la Province. Les acheteurs recherchent en effet des logements à faible consommation énergétique, nécessitant peu de frais et de charges, ce qui n’est pas évidemment pas le cas de ces maisons 4 façades et des villas datant des années 1960 à 1980. Mais les prix de certaines villas plus récentes, situées sur les hauteurs, peuvent atteindre 400 000, voire 500 000 euros.

Seraing, picture by Jean Housen.

Stabilisation des appartements

Evolution du marché oblige, l’appartement, autrefois destiné à un premier achat immobilier avant de franchir le pas vers l’acquisition d’une maison, est désormais considéré comme un toit à occuper durablement. La demande pour ce type de biens est restée croissante et s’est également accrue à Seraing.

Comme Herstal, Seraing est aussi la commune du grand Liège où on enregistre le taux de rotation annuelle de propriétaires le plus important, plus élevé même qu’à l’échelle nationale. Et où les prix restent abordables, même pour les candidats acheteurs qui ne sont pas en mesure de mettre sur la table un apport personnel pour l’acquisition. Avec une moyenne de 137 000 euros courant 2016, le prix d’un appartement 2 chambres sérésien est resté stable et plus cher qu’une maison, mais ce segment reste un investissement maîtrisable et attractif pour de jeunes ménages, comme en témoigne la bonne activité sur ce marché.

Un centre en mutation

Le centre de Seraing est en pleine reconversion depuis trois ans et se montre chaque jour un peu plus sous un jour nouveau, apte d’offrir à terme une plus-value à même de redresser le marché. Les évolutions au niveau de la mobilité et des espaces publics sont en effet des conditions qui favorisent l’immobilier.

Les grands projets de requalification urbaine de la vallée sérésienne sont principalement localisés selon deux axes : l’Entrée de Ville rue Cockerill et le Boulevard urbain. Il est à souligner que l'Entrée de Ville bénéficie d'un patrimoine architectural prestigieux (le Château des Princes évêques de Liège, les Halles industrielles) et d'une situation particulière : en bord de Meuse, avec un accès direct à l’autoroute venant de Bruxelles, Paris, Namur, ou encore Maastricht.

Cette requalification urbaine de l'entrée de ville se compose de plusieurs projets immobiliers. Situé rue Cockerill, Néocittà est un immeuble mixte de commerces/logements/bureaux, à deux pas de la future nouvelle Cité administrative. L'arrière de l'édifice s’agrémente par ailleurs d'un parc semi-public de 6000 m².

Après Néocittà, c’est le projet « Gastronomia » qui va voir le jour de l’autre côté de la rue Cockerill. Inscrit dans le master plan, ce projet consiste en la reconversion d’une ancienne halle industrielle offrant 15 000 m2 au sol en vue d’y créer un centre de surfaces commerciales thématisées sur l’alimentation et la gastronomie. Si le projet s’articulera massivement autour de l’alimentaire, il comprendra aussi des bureaux, des rez commerciaux et des logements. Une centaine d’appartements sont ainsi prévus avec 5 000 m2 de commerces et un parking en élévation. Les travaux pourraient débuter en 2018 pour une ouverture espérée en 2022.

Au rang des projets forts, citons aussi le projet Cristal Park, qui requalifie les 120 hectares du site de renommée internationale des Cristalleries du Val Saint Lambert. Un complexe de maisons et appartements devrait y apparaître par phases d’ici deux à trois ans.

Logic Repères

Maison : 121 000 euros 

Appartement 2 ch. : 137 000 euros

Lexique