Braine-le-Comte, le kiosque et la maison communale. Picture by Jean-Pol Grandmont.

Soignies & Braine-le-Comte

Écrit par Stephan Debusschere le 3 mars 2017

Une stabilisation bienvenue

Après des périodes de hausse, les marchés de Soignies et de Braine-le-Comte sont revenus à la réalité et demeurent globalement stables depuis. Sous la pression de l’immobilier neuf, les prix des appartements d’occasion stagnent à Soignies, tandis qu’ils connaissent un rattrapage à Braine-le-Comte. 

Petit flash-back. En 2011, le marché immobilier à Soignies avait vécu une sorte d’assainissement, avec un recul de plus de 8 % sur le segment des maisons mitoyennes. Les prix semblaient ainsi marquer un temps d’arrêt, initié par les acteurs de terrain qui avaient modéré leurs exigences jusque-là motivées par la hausse ininterrompue des prix qu’avait connue la commune durant les années précédentes. Une situation qui allait de pair avec la situation des ventes début 2010, très chahutée dans la gamme des petits biens jusqu’à 150 000 euros, après une étonnante bonne année 2009.

De nombreux candidats acquéreurs de petits biens ont, en effet, eu besoin d’aller au-delà des 100% d’emprunt, un scénario que beaucoup de banques ont refusé, et refusent d’ailleurs encore aujourd’hui. Les ménages à revenus modestes ont continué en conséquence à éprouver de la peine à concrétiser leur projet immobilier, faisant ainsi baisser le nombre de transactions. Mais le segment phare des maisons mitoyennes avait néanmoins réussi à progresser par la suite. Une progression qui s’était d’ailleurs renouvelée en 2014, suivie d’un coup d’arrêt en 2015, faisant reculer le prix moyen loin derrière celui de Braine-le-Comte. L’année 2016 indique cette fois que l’hémorragie a cessé. Les maisons à Soignies ont même bénéficié d’un rattrapage, remontant leur prix moyen à 182 500 euros.

Equilibre en cours  

Plus proche de Bruxelles, à la lisière du Brabant wallon, la commune de Braine-le-Comte ne connaît pourtant pas de grande pression immobilière, bien que son niveau de prix se rapproche de celui d’Enghien ou de Seneffe.

Il y a quatre ans, l’immobilier à Braine-le-Comte s’était stabilisé. La demande se focalisait alors essentiellement sur le marché secondaire des maisons avec des transactions dans une fourchette de prix comprise entre 150 000 et 200 000 euros, des montants correspondant aux capacités d’emprunt des candidats-acquéreurs en grande partie locaux. En 2013, le prix moyen d’une maison avait été revu à la baisse, avec un recul assez sensible d’environ 10%.

Après une année de stabilisation, le prix moyen des maisons a enregistré courant 2015 une progression pour atteindre 194 000 euros. Un prix qui s’est depuis stabilisé, affichant même une légère bonification au cours du premier semestre 2016, se fixant à 195 500 euros sur base annuelle. Si l’équilibre entre l’offre et la demande semble du moins atteint à ce prix pour les maisons ordinaires, c’est moins le cas des biens dont les prix dépassent les 300 000 euros. L’offre de tels biens est en effet importante, et seuls les biens bien situés et en bon état tirent leur épingle du jeu, les amateurs délaissant logiquement les biens énergivores et coûteux en entretien.

Braine-le-Comte, le kiosque et la maison communale. Picture by Jean-Pol Grandmont.

Villas à la traîne

Les prix des villas à Soignies sont restés stables depuis 2012, à un prix moyen de quelque 300 000 euros, et l’activité sur ce segment courant 2016 s’est avérée satisfaisante. Mais cela ne reflète pas toute la réalité. Les biens dépassant le seuil des 250 000 euros et présentant de maigres performances énergétiques sont plutôt en perte de vitesse. Ce sont les villas datant des années 1970 qui restent particulièrement à la traîne, alors que les villas récentes se vendent, pour leur, part au prix du marché.

Appartements en stagnation à Soignies…

Après avoir bénéficié d’une progression de quelque 150 % en l’espace d’une décennie, les appartements de seconde main à Soignies avaient encaissé courant 2014 un recul qui ne s’était néanmoins chiffré qu’à quelque 4 %, ramenant la moyenne des transactions à quelque 130 000 euros. La forte demande en immobilier neuf a eu, en effet, pour conséquence directe de sanctionner ce segment, qui a néanmoins retrouvé de la vigueur en 2015, poussant le prix moyen à 139 500 euros. Mais en 2016, le marché a quelque peu stagné, engendrant une légère correction des prix qui a ramené ce prix moyen à 136 500 euros.

... Et en rattrapage à Braine-le-Comte   

En 2015, le prix moyen d’un appartement à Braine-le-Comte s’est chiffré à 137 500 euros, ce qui dénote une baisse de presque 10 % par rapport à 2014, année durant laquelle les appartements avaient déjà dévissé d’environ 5% par rapport à 2013, qui avait pour sa part enregistré une progression. Si la préférence de la demande pour l’immobilier neuf a donc une nouvelle fois sanctionné le marché d’occasion courant 2015, l’année écoulée indique qu’un solide rattrapage s’est opéré depuis. Le prix moyen d’un appartement a, en effet, redressé la barre à près de 149 000 euros, soit un rebond de 8 %. Le volume des transactions des appartements neufs reste pour sa part soutenu, grâce à la demande d’une clientèle plus aisée et prête à supporter les frais plus importants liés au neuf.

Logic Repères

Soignies

Maison : 182 500 euros

Appartement : 136 500 euros

Braine-le-Comte

Maison : 195 500 euros

Appartement : 148 500 euros 

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