Soignies, la collégiale Saint-Vincent et l

Soignies et Braine-le-Comte

Écrit par Stephan Debusschere le 23 novembre 2016

Une stabilisation bienvenue

Après des périodes de hausse, les marchés de Soignies et de Braine-le-Comte sont revenus à la réalité. Si le segment du neuf tire particulièrement bien son épingle du jeu, celui des villas a réussi à se stabiliser. Sous la pression de l’immobilier neuf, les prix des appartements d’occasion ont encaissé un recul à Soignies depuis le début de l’année, alors qu’ils ont réussi à opérer un rattrapage à Braine-le-Comte.

Au sein de l’arrondissement de Soignies, le premier semestre a affiché une stabilisation des prix des maisons aussi bien à Braine-le-Comte qu’à Soignies.

Des prix devenus stables

Petit flash-back. En 2011, le marché immobilier à Soignies avait vécu une sorte d’assainissement, avec un recul de plus de 8% sur le segment des maisons mitoyennes. Les prix semblaient ainsi marquer un temps d’arrêt, initié par les acteurs de terrain qui avaient modéré leurs exigences jusque-là motivées par la hausse ininterrompue des prix qu’avait connue la commune durant les années précédentes. Une situation qui allait de pair avec la situation des ventes début 2010, très chahutée dans la gamme des petits biens jusqu’à 150 000 euros, après une étonnante bonne année 2009.

De nombreux candidats acquéreurs de petits biens ont en effet eu besoin d’aller au-delà des 100% d’emprunt, scénario que beaucoup de banques ont refusé. Les ménages à revenus modestes ont continué en conséquence à éprouver de la peine à concrétiser leur projet immobilier, faisant ainsi baisser le nombre de transactions. Mais le segment phare des maisons mitoyennes avait néanmoins réussi à progresser par la suite. Une progression qui s’était d’ailleurs renouvelée en 2014. L’année écoulée a marqué un coup d’arrêt à cette progression, faisant reculer le prix moyen de 6 % à 176 000 euros, loin derrière Braine-le-Comte. Le premier semestre de cette année indique que l’hémorragie a cessé et que le prix moyen fait mieux que se défendre pour plafonner à 177 000 euros.

Villas à la traîne

Les prix des villas à Soignies sont restés stables depuis 2012, à un prix moyen de quelque 300 000 euros. Mais ceci ne reflète pas toute la réalité. En effet, les prix des biens dépassant le seuil des 250 000 euros et présentant de maigres performances énergétiques sont en réalité plutôt à la baisse. Ce sont les villas datant des années 1970 qui restent particulièrement à la traîne.

Recul des prix des appartements

Après avoir bénéficié d’une progression de quelque 150 % en l’espace d’une décennie, les appartements de seconde main à Soignies avaient encaissé courant 2014 un recul qui ne s’était néanmoins chiffré qu’à quelque 4%, ramenant la moyenne des transactions à 130 000 euros. La forte demande en immobilier neuf a eu, en effet, pour conséquence directe de sanctionner ce segment, qui a retrouvé de la vigueur durant l’année écoulée, pour progresser de quelque 8% à un prix moyen frôlant les 140 000 euros. Mais le marché semble en avoir décidé autrement durant ce premier semestre, qui indique une correction exactement d’une ampleur identique, ramenant le prix moyen à 128 000 euros.

Soignies, la collégiale Saint-Vincent et l'espace fleuri de la Place Verte. Picture by Jean-Pol Grandmont.

Equilibre atteint   

Plus proche de Bruxelles, à la lisière du Brabant wallon, la commune de Braine-le-Comte ne connaît pourtant pas de grosse pression immobilière, bien que son niveau de prix se rapproche de celui d’Enghien ou de Seneffe.

Il y a quatre ans, l’immobilier à Braine-le-Comte s’était stabilisé. La demande se focalisait alors essentiellement sur le marché secondaire des maisons avec des transactions dans une fourchette de prix comprise entre 150 000 et 200 000 euros, des montants correspondant aux capacités d’emprunt des candidats-acquéreurs en grande partie locaux. En 2013, le prix moyen d’une maison avait été revu à la baisse, avec un recul assez sensible d’environ 10%.

Après une année de stabilisation, le prix moyen des maisons a enregistré courant 2015 une progression pour atteindre 194 000 euros. Un prix qui s’est depuis stabilisé, affichant même une légère bonification au cours du premier semestre. Il faudra attendre les chiffres globaux de l’année pour voir si ce prix a atteint ou non une limite. Si l’équilibre entre l’offre et la demande semble du moins atteint à ce prix pour les maisons ordinaires, c’est moins le cas des biens dont les prix dépassent les 300 000 euros. L’offre de tels biens est en effet importante, et seuls les biens bien situés et en bon état tirent leur épingle du jeu, les amateurs délaissant logiquement les biens énergivores et coûteux en entretien.

Appartements en rattrapage  

Sur le segment des appartements, le prix moyen s’est chiffré en 2015 à 137 500 euros, ce qui dénote une baisse de presque 10 % par rapport à 2014, année durant laquelle les appartements avaient déjà dévissé d’environ 5% par rapport à 2013, qui avait pour sa part enregistré une progression. Si la préférence de la demande pour l’immobilier neuf a sanctionné le marché d’occasion au cours de l’année écoulée, le premier semestre indique qu’un solide rattrapage s’est opéré depuis.

Le prix moyen d’un appartement a en effet redressé la barre à 158 000 euros, soit un rebond de 15%. Le volume des transactions des appartements neufs reste par ailleurs soutenu, grâce à la demande d’une clientèle plus aisée et prête à supporter les frais plus importants liés au neuf.

Logic Repères

Soignies

Maison : 177 000 euros

Appartement : 128 000 euros

Braine-le-Comte

Maison : 195 000 euros

Appartement : 158 000 euros 

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