Taux fixe ou taux variable : que choisir ?

Taux fixe ou taux variable : que choisir ?

Écrit par Logic-Immo le 24 janvier 2018

Pour ceux qui sont déjà passés par là, souscrire un crédit hypothécaire est loin d’être une démarche anodine. D’où le fait d’hésiter lourdement entre le taux fixe et le taux variable. Les taux étant encore historiquement bas, une réflexion en profondeur s’impose. La rédaction du Logic Immo vous présente les différentes caractéristiques des formules existantes.  

Si la génération de nos parents ne jurait que par la souscription d’un taux fixe lors de l’achat ou de la construction d’une habitation, les mentalités semblent avoir, selon les spécialistes du secteur, quelque peu évolué ces dernières années. Désormais, certains particuliers optent pour le taux variable car celui-ci peut offrir des conditions intéressantes (réduction de la période de remboursement selon le taux actuel, ajustement des sommes mensuelles remboursées en cas de hausse salariale…), sans exposer pour autant à des risques démesurés.

Taux fixe ou taux variable : que choisir ?

La sécurité avant tout

Bien connu pour son aspect sécurité, le taux fixe implique que le souscripteur connaît la somme mensuelle et totale à rembourser sur une période déterminée lors de la signature du crédit hypothécaire. Avec ce type de taux, aucun risque de fluctuation ni de surprise ! Bien souvent, c’est le type de taux qui est spontanément plébiscité par les particuliers n’ayant pas de connaissances particulières dans le domaine bancaire. Mais cette sécurité a un prix. En effet, dans le cadre d’un taux fixe, les intérêts que vous payez auprès de votre banque sont plus importants.

Parce que les organismes de prêt – autrement dit les banques - ne sont pas toujours les conseillers les plus objectifs, vous seul(e) serez capable de cerner quelle sera la forme de taux la plus intéressante pour vous. Votre profil financier (neutre, agressif, défensif) ainsi que votre projet joueront un rôle déterminant dans cette décision. Si le besoin s’en fait sentir, n’hésitez pas à pousser la porte d’un courtier en crédits.

Des opportunités à la clé

Si les novices optent bien souvent pour le taux fixe, rien ne vous empêche, en cas d’intérêt pour le secteur bancaire et en toute connaissance de cause, de pencher pour un taux variable. Avec ce dernier, vous pouvez rembourser un montant mensuel à taux fixe durant une période déterminée (1, 5 ou 10 an(s)). Une fois ce délai passé, le taux est ajusté au taux en vigueur et selon la formule choisie dans le contrat. Le taux est alors à nouveau fixé pour une période déterminée (1 ou 5 an(s), par exemple).

En cas de variation des taux d’intérêt, il existe un plancher un « cap » (plafond en anglais) et un « floor » (plancher dans la langue de Shakespeare) qui sont là pour limiter la baisse ou l’augmentation des taux d’intérêt. Selon la loi, la hausse des taux d’intérêt est par ailleurs plafonnée pendant trois ans : jusqu’à 1% les deux premières années et jusqu’à 2% la troisième année. De cette manière, les emprunteurs sont à l’abri d’augmentations trop importantes durant les premières années du prêt.  Autrement dit : selon la loi, le taux peut, au maximum, doubler. Par exemple, si l’emprunteur signe un taux variable à 1,40%, celui-ci n’ira jamais au-delà des 2,80%, ce qui représente un taux compétitif lorsqu’on regarde l’évolution des taux ces dix dernières années.   

A mi-chemin entre les taux variable et fixe

A l’heure actuelle, les banques proposent un compromis entre les taux variable et fixe. « L’idée est de proposer un taux variable mais avec une mensualité fixe », nous éclaire Christophe Contrucci, à la tête de CEC Finance, une société de courtage en crédits et assurances implantée à Mons. « Le client pairera de ce fait toujours la même somme par mois, mais, selon que les taux seront plus ou moins élevés, c’est la durée de remboursement qui pourra varier », conclut notre expert. Appelée formule accordéon, cette dernière permet de bénéficier de la stabilité du taux fixe avec les avantages potentiels du taux variable. « Un compromis avantageux », selon Christophe Contrucci.

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