Tendances immobilières 2015 : analyse prospective

Tendances immobilières 2015 : analyse prospective

Écrit par Renaud Chaudoir le 2 juin 2015

Le marché de l’immobilier se porte bien

La réforme du bonus logement, les taux historiquement bas, les prix de l’immobilier en hausse : le secteur de l’immobilier est constamment en mouvement. Quel impact cela présente-t-il, que nous réserve 2015 et à quelles tendances peut-on s’attendre ? Le marché est-il surévalué et quand les taux vont- ils à nouveau grimper ? Retrouvez notre aperçu pratique !

Tendances immobilières 2015 : analyse prospective

Bonus logement et taux bas : retour sur 2014

En Flandre, la réforme du bonus logement n’est pas passée inaperçue. Ainsi, depuis le 1er janvier, l’avantage fiscal sur l’emprunt a été réduit. Avec des conséquences prévisibles : durant le dernier quadrimestre 2014, on a constaté un pic du nombre de compromis de vente. De nombreux acquéreurs se sont précipités pour conclure leur achat, afin de pouvoir encore profiter de l’ancien système. En comparaison avec l’année 2013, octobre a été un mois record, avec une augmentation du nombre de compromis de 25,2%. Sur l’ensemble de l’année 2014, l’activité immobilière a augmenté de 5% par rapport à 2013.

 

Outre la réforme du bonus logement, les taux bas ont aussi influencé le secteur de l’immobilier. En effet, cette situation a encouragé plusieurs familles à renégocier leur prêt. On a remarqué une grande vague de refinancement des emprunts à la fin de 2014 et au début de 2015. Pendant les prochains mois, les taux vont rester bas, d’où un intérêt plus haut qu’à l’accoutumée pour le refinancement des prêts.

Que va apporter 2015 au marché de l’immobilier ?

L’économie croit à nouveau et les taux restent très bas. Par conséquent, l’impact négatif de la réforme du bonus logement est totalement neutralisé. La confiance des consommateurs est au beau fixe, et les prix de l’immobilier devraient donc tenir le coup.

 

Selon une enquête, il semble pourtant que les prix du marché de l’immobilier belge ne sont pas surévalués. Contrairement à de nombreux autres pays, la Belgique n’a pas connu de baisse prolongée des prix de l’immobilier, ce qui laisse croire à une surestimation allant jusqu’à 60%. Mais en tenant compte de plusieurs facteurs, comme la superficie des habitations, l’effet inflationniste du bonus logement et le pouvoir d’achat des Belges, la surévaluation ne serait que de 3,2% selon la Banque nationale. 

Si l’on se focalise déjà sur l’horizon 2016, on peut s’attendre à une politique monétaire plus restrictive de la BCE, d’où une hausse probable des taux. Les prix nominaux des logements pourraient alors baisser durant cette période.

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