Une solution pour limiter le réchauffement climatique en ville

Écrit par Renaud Chaudoir le 22 novembre 2013

Les tampons climatiques tempèrent les températures élevées

Étés caniculaires et hivers doux : en Belgique aussi, nous ressentons déjà les conséquences du réchauffement climatique. Mais ce que l’on appelle les tampons climatiques peuvent limiter les effets négatifs du réchauffement climatique. Les tampons climatiques évitent les pénuries d’eau, tempèrent les canicules et améliorent la qualité de l’air. Aux Pays-Bas, on réalise plusieurs expériences à ce sujet, avec des résultats particulièrement positifs.

 

Les tampons climatiques, qu’est-ce que c’est ?

Dans les zones urbaines, l’absence de pleine nature génère une différence entre le climat à la ville et le climat à la campagne. La température en ville est dès lors un peu plus élevée qu’à l’extérieur de la ville, ce qui, à terme, peut entraîner des conséquences dramatiques. Les tampons climatiques à l’intérieur de la ville sont de petits projets, qui assurent plus de nature et qui diminuent visiblement la température à l’intérieur de la ville. À l’extérieur de la ville, il s’agit de vastes régions, où la nature poursuit son libre cours, sans que l’humain n’intervienne, de manière à ce que l’on puisse mesurer comment le climat s’adapte et se modifie.

Rafraîchir les villes grâce aux tampons climatiques

Les tampons climatiques en zone urbaine peuvent fournir un rafraîchissement indispensable. Les toits végétaux, les façades vertes, les arbres en ville et les plans d’eau sont autant d’éléments pouvant servir de tampons climatiques.

 

  • Rafraîchir les villes avec la végétation : les arbres et autres végétations rafraîchissent de manière aussi bien active que passive. La verdure dans les espaces publics et les parcs fait baisser la température effective et assure un air plus sain. Par une journée ensoleillée, un arbre refroidit par évapotranspiration, avec une capacité de 20 à 30 kW, soit l’équivalent de plus de dix aircos. En outre, l’ombre de la végétation contribue de manière passive au rafraîchissement de la ville.

 

  • Rafraîchir avec l’eau : l’effet rafraîchissant de l’eau est limité, certes, mais il peut renforcer l’effet de la végétation. En outre, l’eau fonctionne comme habitat pour toutes sortes d’animaux.

 

  • Rafraîchir avec des bâtiments : les bâtiments peuvent également avoir un effet rafraîchissant. Par exemple, des façades blanches, ou encore des façades et des toits végétaux. Le pic de température d’un toit vert est inférieur de 33 °C à celui d’un toit noir. Pour rendre cet effet plus sensible au niveau de la rue, un net pourcentage du toit doit être vert.

 

Les tampons climatiques ont donc un effet positif sur la température de la ville. Idéalement, la construction en ville devrait être économe en énergie, avec une structure relativement ouverte, combinée avec de grands parcs. Cela assure une meilleure qualité de vie, ainsi qu’une plus grande valeur immobilière. 

 

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