Verviers, le palais de justice. Picture by Jean-Pol Grandmont.

Verviers

Écrit par Stephan Debusschere le 9 octobre 2017

Seconde ville en importance de la Province

L'entité actuelle de Verviers est le résultat de la fusion des anciennes communes de Verviers, Ensival, Heusy, Lambermont, Peit-Rechain et Stembert. Verviers est également le centre d'une agglomération urbaine, dite agglomération verviétoise, composée des communes de Dison, Pepinster, ainsi que d'une partie du village de Polleur, comptant environ 85 000 habitants. 

Elle est par conséquent la deuxième ville de la province en importance après Liège-ville, ce qui en fait l'une des 10 villes les plus importantes de la Région wallonne. Avec une agglomération bordée au nord par le Pays de Herve et au sud par l’Ardenne, Verviers est située à une trentaine de kilomètres à la fois de la frontière allemande et de la frontière néerlandaise, ce qui en fait aussi un carrefour entre Liège, Aachen et Maastricht.

Pas de pression immobilière

Bien qu’elle présente ces atouts géographiques, l’ancienne cité lainière présente un marché immobilier qui se situe relativement bas au niveau des prix, sous la moyenne provinciale (168 000 euros pour 2016), et sans pression immobilière. Le prix moyen d’une maison y est de 150 000 euros et concerne la maison de rangée offrant 3 chambres et un jardin, ce qui correspond à la grande majorité de la demande. A Verviers, les biens en-dessous de 200 000 euros se vendent en conséquence sans trop de problèmes. Au-delà de 250 000 euros, les transactions sont plus difficiles, en raison de la charge des crédits. Le quart de million d’euros représente ainsi plus que jamais la barrière au-delà de laquelle le marché à Verviers s’avère plus compliqué.

Chère banlieue

En périphérie, la demande est plus forte, ce qui a pour conséquence une différence de prix à la hausse. L’entité d’Heusy, qui se trouve sur les hauteurs, en est un bon exemple. Village dans la ville, Heusy dispose dans son offre de biens de plus grande valeur. Ces biens, dont la valeur peut monter jusqu’à 400 000 euros, voire davantage, ont aussi plus de mal à se vendre, tout simplement en raison de leur inaccessibilité pour un ménage moyen.

Les candidats acquéreurs, désireux de vivre à la campagne mais tout près du centre-ville et de ses facilités, ont tendance à délaisser les villas cossues bâties sur de grandes superficies pour se rabattre sur les maisons 4 façades. La banlieue chic de Verviers attire quant à elle les candidats bâtisseurs. Celle-ci se prête bien en effet à la demande de jeunes ménages, qui se contentent par ailleurs de parcelles plus modestes.

Verviers, le palais de justice. Picture by Jean-Pol Grandmont.

Un marché mature

Si ses prix font partie du bas du classement de la province, aux côtés de communes comme Herstal et Saint-Nicolas, la ville de Verviers reste néanmoins l’un des marchés les plus matures sur le segment de l’appartement de seconde main. Pour preuve, celle-ci figure parmi les quelques communes à détenir un nombre suffisant de transactions sur ce segment pour qu’un prix moyen représentatif puisse être établi par les notaires de la province pour 2016.

Et du côté de l’immobilier neuf, Verviers n’est pas en reste. En effet, Verviers et Visé concentrent la moitié des projets neufs en cours de commercialisation dans le district de Liège Nord. Ce segment bénéficie par ailleurs de l’emplacement de certaines grosses propriétés, comme celles que les lainiers avaient fait construire au XIXe siècle pour rester à l’écart du développement industriel, désormais reconverties en résidences à appartements. Le GB, la station Shell, la banque Fortis ou encore le building de la place Hubert Delrez occupent ainsi les terrains de certaines de ces anciennes villas. D’autres ont été conservées en l’état.

Du côté d’Heusy, les promoteurs immobiliers convoitent les grosses propriétés en vente pour y implanter des immeubles à appartements, qui font fortement concurrence aux appartements de seconde main qui résistent néanmoins. D’autre part, l’apparition de nouveaux projets d’immeubles à kots, où les promoteurs proposent de mutualiser le risque locatif en partageant les loyers effectivement obtenus entre tous les copropriétaires, connaît pour sa part un vif succès auprès des particuliers.

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