Charleroi, hôtel de ville vu de la place Charles II. Picture by Jmh2o.

Vivre à…Charleroi

Écrit par Stephan Debusschere le 18 mai 2017

Charleroi regorge de projets d’envergure pour matérialiser sa mutation et (re)donner l’envie d’y vivre.

Pour se rendre plus attractive et relever les défis de croissance démographique, Charleroi développe trois axes prioritaires de développement : la redynamisation de son cœur historique, le développement de nouvelles zones d’activités économiques et la densification des quartiers à travers d’importants projets résidentiels.

Un centre-ville fort

La redynamisation du centre constitue la première de ces priorités, parce qu’un projet d’envergure ne peut se faire sans un cœur de ville fort, où l’on retrouve les grandes fonctions métropolitaines. Cela se traduit, par exemple, par la création d’un nouveau pôle culturel qui rassemble Palais des Congrès, Palais des Beaux-Arts et Palais des Expositions. Avec cet objectif de ramener des habitants dans ce centre qui a été l’objet d’une forme d’exode. Sur les 2 km2 que compte son territoire, la population au centre de Charleroi est en effet passée de 24 000 à 10 000 habitants en l’espace de 30 ans.

Attirer de nouveaux habitants

Pour inverser cette tendance, de grands projets résidentiels vont prendre place dans le centre-ville pour l’urbaniser à nouveau. Une demi-douzaine d’opérations immobilières sont ainsi en chantier, et d’autres sont encore à l’étude comme le projet de logements « River Towers » et celui du Left Side Business Park, qui est un projet urbanistique visant à créer un nouveau pôle mixte de bureaux, de logements et de commerces en entrée de ville. Il y aurait ainsi actuellement pour quelque 2 milliards d’euros de projets en cours sur l’entièreté du territoire de Charleroi, dont 1 milliard rien que pour le centre-ville.

Les publics cibles des projets résidentiels sont les jeunes ménages actifs, qui recherchent les petites maisons et des appartements d’une centaine de m2 au tiers des prix pratiqués à Bruxelles, et les personnes d’un certain âge qui veulent quitter leur maison coûteuse en énergie et en entretien pour poursuivre leur vie dans un appartement proche des commerces et de toutes les facilités. Au-delà du centre ville, les projets ne manquent pas non plus, à l’instar du « Quartier Nouveau » sur le site des Hiércheuses à Marcinelle avec 350 logements sur 20 hectares, ou encore le « Sacré Français » à Lodelinsart, avec 320 logements. Ces ambitieux projets sont facilités par la présence d’importantes réserves foncières qui créent un très grand potentiel de développement. Le centre-ville serait ainsi cerné de friches industrielles de presque 300 hectares…

Charleroi, hôtel de ville vu de la place Charles II. Picture by Jmh2o.

Un meilleur cadre de vie

Un important travail va également être fait en matière d’amélioration du cadre de vie et des espaces publics. Cela se traduit, par exemple, par l’aménagement des quais le long de la Sambre avec notamment la création d’une marina et d’une halte nautique pour rapprocher les habitants de l’eau, ainsi que la revalorisation des places Charles II, Manège, Verte ou encore Digue, qui n’étaient plus devenues que de grands parkings. Cette revalorisation des espaces publics constitue bien entendu le levier majeur des investissements privés qui prendront place autour. Et celle du bâti existant fait également partie du plan. Une charte du mobilier urbain a d’ailleurs déjà été définie.

Tous ces projets d’envergure ont pour finalité de refaire de Charleroi une ville agréable comme elle a pu l’être par le passé, une ville respectueuse aussi de son territoire et de ses paysages particuliers, où l’on a envie de vivre.    

Lexique