Braine-le-Comte, picture by Jean-Pol Grandmont.

Vivre à… Braine-le-Comte

Écrit par Stephan Debusschere le 30 octobre 2017

Aux portes du Brabant wallon

Pour qu’un candidat acquéreur en provenance de Bruxelles, du Brabant wallon ou de la région namuroise achète un bien dans le Hainaut oriental, certaines conditions doivent être réunies, à commencer bien entendu par le prix. Mais si ce dernier est une condition nécessaire, il n’est pas une condition suffisante.

La proximité des grands axes routiers et ferroviaires, les facilités de mobilité, la qualité de vie offerte dans les zones concernées et une plus grande surface d’habitation sont des critères tout aussi déterminants, tout comme la distance qu’il faudra parcourir pour rejoindre son lieu de travail. Et en matière d’éloignement, la limite psychologique communément admise se chiffre à quelque 45 minutes.

En considérant cette limite, la commune de Braine-le-Comte s’affiche évidemment parmi les gagnantes. Proche de Bruxelles (environ 35 minutes en train jusqu’à la Gare centrale), la commune de Braine-le-Comte ne connaît en outre pas de grande pression immobilière sur le marché secondaire, bien que son niveau de prix rattrape aujourd’hui de celui d’Enghien ou Seneffe. L’équilibre entre l’offre et la demande semble atteint au prix médian actuel de 200 000 euros pour les maisons ordinaires, mais c’est moins le cas pour les biens dont les prix dépassent les 300 000 euros. L’offre de tels biens est en effet importante, et seuls les biens bien situés et en bon état tirent leur épingle du jeu, les amateurs délaissant logiquement les biens énergivores et coûteux en entretien.

Aux portes du Brabant wallon, Braine-le-Comte propose donc un habitat encore abordable. La région combine les avantages de la ville et le charme de la campagne. Idéal donc pour ceux qui ne veulent pas choisir entre nature et culture, avec le carnaval, le vaste Bois de la Houssière, le plan incliné de Ronquières, ou encore le parc animalier Pairi Daïza tout proche.

Braine-le-Comte, picture by Jean-Pol Grandmont.

Vivier de neuf

Mons et sa périphérie restent le plus grand pourvoyeur de projets neufs, concentrant près de la moitié du stock de la Province. Si la Cité du Doudou reste une valeur sûre, le réel vivier en matière de projets immobiliers est à trouver dans les communes de sa périphérie, dont fait assurément partie Braine-le-Comte, située à mi-chemin entre Bruxelles et Mons. Parmi la vingtaine de projets recensés dans cette périphérie montoise, ceux développés à Braine-le-Comte tirent pour leur part la moyenne des prix vers le haut, avec des montants atteignant ou dépassant les 2400 euros/m2.

Mais le volume des transactions des appartements neufs reste soutenu, grâce à la demande d’une clientèle plus aisée et prête à supporter les frais plus importants liés au neuf. Parmi ces projets, citons « Les Terrasses de Braine », « Les Jardins d’Arenberg », le lotissement de « L’écrin vert » ou encore « Le Champ du Moulin », un nouveau quartier proposant un ensemble d’appartements et de maisons, développé autour d’un parc paysager au sud de la commune, à 8 minutes de marche du centre-ville. 

Ronquières, village-vedette

Parmi les villages qui composent la commune de Braine-le-Comte, Ronquières est le plus connu et le plus visité grâce à l’ouvrage monumental construit sur son territoire entre 1960 et 1968, sur le canal de Charleroi-Bruxelles. Le trafic par voie d’eau ne cessait en effet de se développer sur ce canal, l’industrie charbonnière puis métallurgique transportant en effet ses matériaux par voie d’eau vers le nord du pays.

L’ancien tracé du canal ne convenant pas au passage de péniches trop imposantes, son ouverture aux bateaux de 1350 tonnes imposait des aménagements. Un nouveau tracé plus rectiligne, a donc été dessiné. Mais à Ronquières, le dénivelé de 68 mètres a contraint les ingénieurs à faire preuve d’imagination. Parmi les différents projets proposés, la solution d’un plan incliné a été retenue, notamment par souci d’économie. Le chantier a duré 6 ans et déplacé des millions de tonnes de terre et de remblais, modifiant le paysage ronquièrois. Mis en service en 1968, cet impressionnant ouvrage constitue le seul plan incliné en activité au monde.

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