Chaudfontaine, le village de Chaudfontaine se réfléchissant dans la Vesdre. Picture by Jean-Pol Grandmont.

Vivre à… Chaudfontaine

Écrit par Stephan Debusschere le 25 septembre 2017

La perle de la Province

Grâce à la fusion des communes en 1977, Chaudfontaine compte sur son territoire deux entités très huppées et donc très cotées dans la périphérie immédiate de Liège-Ville. Embourg et Beaufays sont ainsi à la Province de Liège ce que Uccle et Lasne sont à Bruxelles et au Brabant wallon.

Formée des anciennes communes de Beaufays, Chaudfontaine, Embourg et Vaux-sous-Chèvremont, la commune de Chaudfontaine illustre parfaitement le processus de périurbanisation de l’agglomération liégeoise, qui l’a touchée pendant de nombreuses décennies. Embourg, la plus prisée de ses entités, située au nord-ouest et faisant face au campus du Sart-Tilman de l’Université de Liège et au CHU (Centre Hospitalier Universitaire), a engagé le mouvement à la fin des années 1950, et concentre aujourd’hui quantité de villas de styles très différents.

Son histoire est intimement liée à la famille Piedboeuf, qui a bâti sa fortune dans la chaudronnerie et a fondé, au début du siècle passé, un vaste domaine autour du château d’Embourg, malheureusement détruit par un incendie durant la Seconde guerre mondiale. En lieu et place, les Piedboeuf y ont élevé le désormais très recherché lotissement les Parcs. Cette première vague d’urbanisation fin des années 1950 a fait la part belle à un habitat de qualité constitué de propriétés sises sur de grandes parcelles de quelque 3000 m2 et arborant, outre de nombreuses chambres et salles de bains, piscines et terrains de tennis. Très rapidement, ce lotissement a logiquement attiré une population aisée dont le flux ne s’est pas tari avec les années.

Au sud, Beaufays a été touchée plus récemment par ce processus. Embourg a en effet déversé son trop plein sur cette entité dont les parcelles de terrain sont plus petites, de l’ordre de 1000 m2. Ses lotissements, construits par de grands groupes de développement, y sont en effet plus récents, créant par ailleurs un habitat moins prestigieux. Quoi qu’il en soit, ces deux entités résidentielles présentent un attrait que l’on peut qualifier historique, lié à un haut niveau de qualité de vie et à un effet d’entraînement auprès de personnes évoluant dans le même environnement socio-économique.

L’entité de Vaux-sous-Chèvremont a pour sa part été le siège d’une urbanisation plus massive, au contenu socio-économique très différent, raison pour laquelle on ne peut pas vraiment parler de périurbanisation dans son cas.

Chaudfontaine, le village de Chaudfontaine se réfléchissant dans la Vesdre. Picture by Jean-Pol Grandmont.

De nombreux atouts

Avantageusement alangui sur les hauteurs vertes de la Cité ardente, en première couronne, le territoire de Chaudfontaine est ainsi loin de former un ensemble homogène. Alors que la population y a triplé en 50 ans, le prix du foncier y est resté abordable pendant longtemps, ce qui a favorisé une importante immigration. Ce n’est que récemment que la commune connaît une certaine saturation de son espace. Aujourd’hui, bien qu’elle n’ait pas véritablement l’apparence d’une petite ville, Chaudfontaine en possède pourtant tous les équipements collectifs, les services privés ou publics nécessaires pour tenir ce rang, tandis que chacune des entités possède son propre réseau de commerces.  

Sa proximité très enviable de la capitale provinciale se double d’un accès direct et rapide au centre-ville liégeois grâce à plusieurs grands axes tels que la E25, sans oublier que Chaudfontaine est aussi placée à la frontière entre l’ouest et l’est de la Province, c’est-à-dire entre les plateaux hesbignon et condrusien et les vallées ardennaises, ce qui la place dans un contexte paysager loin d’être étranger à son attrait.

Une qualité de vie à préserver

Le standing de ces entités résulte aussi d’une politique urbanistique ferme de la part des autorités communales, qui entendent maintenir la qualité de vie qui y est offerte. Dès 2012, la commune s’est en effet dotée d’un schéma de structure afin de contrôler le développement urbain. Le territoire de la commune est ainsi caractérisé par une densité de sept logements à l’hectare. Les promotions d’immeubles à appartements ne sont en conséquence pas très bien accueillies, sauf le long de certains grands axes routiers ou près des services et des commerces.

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