Maison communale, Waterloo. Picture by LLN.

Waterloo

Écrit par Stephan Debusschere le 5 août 2017

Un marché très convoité

A Waterloo, les projets neufs s’enchaînent, à un prix moyen de 3700 euros/m2. Avec Rixensart, Lasne et la Hulpe, Waterloo tient ainsi toujours le haut du panier, avec des projets qui peuvent grimper jusqu’à 4200 euros/m2

Dans ce marché où le risque est minime, la demande forte et le pouvoir d’achat élevé, Waterloo n’a aucun mal à attirer les promoteurs. Les nouveaux lotissements du côté du quartier du Chenois, ou encore les logements du projet Bella Vita sont des exemples d’un phénomène appelé à se poursuivre pour résorber une demande qui ne fait que grandir. Pour faire face au vieillissement de sa population, Waterloo soigne ses seniors, avec ce danger de n’offrir que des projets qui visent essentiellement les plus nantis, excluant les jeunes ménages souvent contraints de louer leur logement. Avec une superficie moyenne de 103 m2, le coût moyen d’un appartement neuf s’affiche ainsi à 381 000 euros, hors TVA et frais.

La forte demande sur ce segment émane surtout de personnes qui quittent leur maison ou leur villa pour vivre en appartement, et la majorité d’entre elles veulent trouver un logement à « walking distance » de toutes les facilités. Les appartements de seconde main font en conséquence face à une solide concurrence, et ce, depuis 2011 déjà. Après un fléchissement des prix, un sérieux rattrapage s’est néamoins opéré depuis, car l’appartement est entretemps devenu une valeur refuge. Le prix des appartements de seconde main a ainsi affiché en moyenne une progression de 10 % en 2012, et de quelque 15% en 2013. Si 2014 a mis un frein à cette constante progression, les chiffres de 2015 et 2016 indiquent que le prix médian d’un appartement d’occasion dans la commune s’est globalement maintenu pour se fixer aujourd’hui à 270 000 euros, toutes surfaces confondues. Pour un appartement 2 chambres, ce prix médian est de 285 000 euros, suite à une bonification de près de 6%. 

Maison communale, Waterloo. Picture by LLN.

Sous la barre des 400 000 euros

Waterloo reste une commune très convoitée au vu de ses nombreux attraits, dont l’incontournable paramètre de mobilité. Le brabançon rechigne en effet à devenir esclave de sa voiture et préfère opter pour des lieux bien desservis comme l’est Waterloo, disposant notamment d’une gare et d’un accès aisé au ring, à la N25 et à la E411. Pression immobilière et changement de mentalité obligent, les maisons mitoyennes à Waterloo ont enregistré plusieurs bonifications après leur contre-performance en 2009, comme pratiquement partout ailleurs dans le Brabant wallon. Si les prix des maisons ont pu continuer leur progression jusqu’en 2013, l’année 2014 y avait néanmoins mis un frein en affichant une correction de l’ordre de 9 %, ramenant le prix moyen à 380 000 euros.

Mais Waterloo ne fut pas la seule commune de la Province dans ce cas. Sur base annuelle, c’est en effet toute la Province du Brabant wallon qui avait enregistré un bilan inférieur à la moyenne nationale.
En 2015, les maisons waterlootoises avaient affiché un rattrapage suite au mauvais bilan de l’année précédente. Mais celles-ci n’en sont pas moins à la traîne depuis. Si la tranche de prix jusqu’à 400 000 euros est toujours celle qui se comporte le mieux actuellement, parce que les candidats acheteurs souhaitent acheter plus petit, ce sont les maisons avoisinant la barre des 350 000 euros qui se sont vendues le mieux au cours de l’année écoulée, à condition cependant qu’elles soient en bon état et sises sur un terrain de taille moyenne, entre 4 et 8 ares. Leur prix médian a d’ailleurs été fixé à 350 000 euros, conséquence d’un petit tassement chiffré à près de 3%.

Des villas difficiles à écouler 

Waterloo compte pas moins de 8 000 villas, et compte tenu du fait que la majorité de ces villas ont été construites dans les années 1970, il va de soi que le parc immobilier a bien vieilli. Les biens situés dans une tranche comprise entre 450 000 et 800 000 euros restent les biens les plus difficiles à écouler, essentiellement parce qu’ils concernent des candidats acquéreurs qui ont le plus besoin d’emprunter. 

Le haut de gamme toujours à la traîne

S’agissant des biens de la tranche supérieure, il semble qu’ils soient toujours compliqués à écouler. L’offre reste bien supérieure à la demande, et nombreux sont les propriétaires qui considèrent qu’adapter le prix de leur bien à la réalité du marché revient tout bonnement à le brader. En conséquence, la demande a bien du mal à suivre. Il y a donc beaucoup de biens au-delà de 800 000/1 million d’euros qui sont sur le marché depuis de nombreux mois, voire même quelques années. 

Logic Repères

Maison : 350 000 euros
Appartement 2 ch. : 285 000 euros

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