Wavre, église Saint-Jean-Baptiste. Picture by EmDee.

Wavre

Écrit par Stephan Debusschere le 9 mars 2017

Les appartements ont la cote

A Wavre, la progression des appartements se fait au détriment des maisons.

Connue pour être une ville paisible, Wavre dispose de pas mal d’atouts, et sa situation au sein du triangle qu’elle forme avec Ottignies-Louvain-la-Neuve et Grez-Doiceau est avantageuse. Car s’il y a une zone qui a été moins touchée durant l’après-crise, c’est bien celle périphérique à l’université qui draine clairement les entreprises de ce côté. Parce que de nombreux emplois s’y créent, Wavre apparaît comme un marché sécurisant pour les acheteurs, qu’ils soient locaux ou en provenance de Bruxelles.

Progression des appartements

En 2013, le marché secondaire des appartements a enregistré une progression plus marquée que les années précédentes, avec un bond de 8 %. L’année suivante a quelque peu freiné cette tendance haussière, en concédant une petite baisse. Mais comme partout dans la Province, ce segment a désormais le vent en poupe. Avec un prix moyen de 211 500 euros pour un appartement 2 chambres, l’année écoulée indique que ce marché a progressé, affichant une bonification de 7,5 %. Les appartements 1 chambre ont même fait mieux en progressant de quelque 16%, pour un prix moyen actuel de 167 000 euros.

Du neuf moins cher qu’à Waterloo

Globalement, les prix des appartements neufs à Wavre n’ont pas évolué à la hausse en 2015, ni en 2016. En cause, l’absence de liaison ferroviaire directe vers Bruxelles et Namur, et l’évasion commerciale au centre-ville, qui souffre de la concurrence de Louvain-la-Neuve. La ville suscite néanmoins l’intérêt des promoteurs. Si le prix moyen au m² tourne autour de 2700 euros, de futures résidences d’appartements annoncent des prix supérieurs tendant vers les 3000 euros/m², ce qui reste nettement moins cher qu’à Waterloo.

Sur les hauteurs de Wavre-Nord, au lieu-dit Champ Sainte-Anne, la commercialisation des 50 premiers appartements de la résidence Green est en cours, avec une livraison prévue pour ce printemps. Le reste du site, qui totalise 35 hectares, sera urbanisé en trois phases successives qui offriront au total plus de 600 logements. Citons aussi le projet des Cinq Sapins offrant 54 logements, celui des Fontaines de Basse-Wavre comprenant 36 unités, et ceux plus modestes de la résidence des Tourelles, avec 16 appartements au sud-est de la ville, et de la Résidence des A comptant cinq appartements à proximité du centre-ville. Du côté de Limal, le marché secondaire étant quasi inexistant, les promotions absorbent sans difficulté la demande.

Wavre, église Saint-Jean-Baptiste. Picture by EmDee.

Wavre 2030

Dans le but de redynamiser le centre de Wavre et de renforcer l’attractivité du chef-lieu du Brabant wallon, le projet mixte « La Promenade » a pour ambition de relier la gare et le boulevard de l’Europe via un nouveau piétonnier, en passant par l’ancienne galerie commerçante des Carmes, le parking des Carabiniers et la place des Fontaines.

Les deux places actuelles seront transformées en immeubles mixtes, les parkings seront en sous-sol et leur surface sera rendue aux piétons. Ce projet, qui s’annonce comme un vrai nouveau morceau de ville, devrait compter quelque 5000 m2 de commerces, 500 places de parkings souterrains ainsi qu’une centaine de logements. Parce qu’elles sont complexes et assorties d’un processus participatif d’ateliers urbains, les procédures ne permettront l’introduction des permis d’urbanisme qu’au cours de ce premier semestre.

Recul des maisons  

Sur le segment des maisons, l’année 2013 avait démontré que le franchissement de la barre des 300 000 euros était surfait, et la correction du marché qui en a découlé s’était avérée profitable à l’activité. Un total de 130 maisons y avait été échangé durant cette période, soit deux fois plus qu’à Ottignies-Louvain-la-Neuve ou encore Rixensart. Sur base de ce nombre de transactions plaçant Wavre à la troisième place provinciale en termes d’activité, le prix d’une maison avait ainsi enregistré une correction de 6 % par rapport à 2012.

L’année 2014 a, pour sa part, enregistré un nouveau mais léger recul, en précisant que la tendance baissière sur le segment de la maison ordinaire avait alors concerné toute la Province. Mais si les chiffres de 2015 indiquent qu’un rattrapage a eu lieu depuis, avec un prix moyen remonté au-dessus de la barre des 300 000 euros, force est de constater que le marché a à nouveau sanctionné cet état de fait au cours de l’année écoulée, ramenant sur base annuelle le prix moyen à 281 500 euros. Ce prix concerne surtout des maisons 2 façades en bon état, les candidats acquéreurs étant essentiellement à la recherche de biens qui sont soit bien entretenus, soit bien rénovés.

Les villas font de la résistance

Sur la tranche supérieure de 300 000 à 600 000 euros, s’il y a bien eu une baisse sensible des prix en 2009 et 2010, les villas avaient en revanche repris des couleurs courant 2011. Ce segment avait néanmoins subi un tassement de son activité, alors que les propriétaires continuaient à miser sur la valeur de leur bien, entraînant une petite flambée des prix. Le coût énergétique de ces bâtiments a, en effet, refroidi plus d’un candidat acquéreur qui, face aux travaux à envisager, ont préféré se tourner vers des biens plus modestes en corrélation avec leur capacité d’emprunt.

On observe néanmoins un regain d’intérêt pour ce segment où les négociations semblent reprendre depuis deux ans. Avec un prix moyen sous la barre des 400 000 euros, ce segment est même parvenu à stabiliser ses prix. Du côté de Bierges, les belles propriétés du domaine d’Angoussart affichent des prix qui peuvent largement dépasser le million d’euros. Un marché qui reste difficile, notamment en raison de la tendance à la surévaluation des biens mis en vente.

Moyennes

Maison : 281 500 euros

Villa : 390 000 euros

Appartement 2 ch. : 211 500 euros

Appartement neuf : 2700 euros/m2

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