Wavre- maca

Wavre, un marché sécurisant

Écrit par Stephan Debusschere le 23 mars 2015

Stabilité du marché immobilier

Si Wavre fait partie des communes les plus courues du Brabant wallon, c’est aussi parce qu’elle est restée compétitive. En 2014, les prix des maisons se sont globalement stabilisés, tandis que ceux des appartements 2 chambres d’occasion ont enregistré un recul. Seuls les appartements 1 chambre et les villas ont enregistré une progression. 

Wavre- macaLe triangle formé par Wavre, Ottignies-LLN et Grez-Doiceau reste convoité par les candidats acquéreurs locaux ou en provenance de Bruxelles. Car s’il y a une zone qui a été moins touchée durant l’après-crise, c’est bien celle périphérique à l’université qui draine clairement les entreprises de ce côté. Parce que de nombreux emplois s’y créent, Wavre apparaît donc comme un marché sécurisant pour les acheteurs. 

Correction salutaire 

Petit flash-back. Courant 2011, Wavre avait été la troisième commune brabançonne la plus courue en termes de transactions sur le segment des maisons, juste derrière Braine-l’Alleud et Nivelles. La commune affichait alors un prix de référence de 275 000 euros pour une maison unifamiliale. En 2012, alors qu’on avait assisté à une augmentation moyenne des prix de 6 % pour l’ensemble de la Province, les maisons de Wavre avait pour leur part enregistré une bonification de 11%, franchissant alors tout juste la barre des 300 000 euros.
L’année 2013 aura ensuite démontré que cette bonification était en réalité un peu surfaite. Et la correction des prix qui en a découlé s’est avérée profitable à l’activité. Un total de 130 maisons y a en effet été échangé, soit plus du double qu’à Ottignies Louvain-La-Neuve ou encore Rixensart. Sur base de ce nombre de transactions qui a placé Wavre à la troisième position sur le plan provincial en termes d’activité, le prix de référence d’une maison était de 287 000 euros, soit une correction de 6% par rapport à 2012. L’année 2014 indique que ce prix a globalement pu se stabiliser.
Ce prix concerne des maisons 2 façades en bon état, les candidats acquéreurs étant essentiellement à la recherche de produits finis, c’est-à-dire de biens qui sont soit bien entretenus, soit bien rénovés. Quant aux petites maisons ouvrières qui nécessitent des travaux plus ou moins importants, les prix se négocient davantage entre 100 000 et 150 000 euros. 

L’attraction de Limal 

De son ex-statut de parent pauvre de Wavre, l’entité de Limal est passée à celui de pôle d’attraction. En témoignent les nombreux projets mis sur pied dans cette ancienne commune présentant désormais un profil quasi identique à celui de Wavre en termes de prix. Et qui, comme cette dernière, n’a pas connu les mêmes reculs encaissés par d’autres communes de la Province pour le marché des biens moyen de gamme. Sa position géographique, opérant la jonction entre Ottignies et Rixensart, ainsi que son confort en termes de mobilité sont des avantages qui expliquent son développement résidentiel dans un cadre naturellement plus « aéré » que Wavre.

Petite reprise des villas 

Sur la tranche supérieure de 300 000 à 600 000 euros, s’il y a bien eu une baisse sensible des prix en 2009 et 2010, de l’ordre de 5 à 10% par rapport à 2008, les villas avaient ensuite repris des couleurs courant 2011. Mais ce marché a par la suite subi un tassement de son activité, alors que les propriétaires continuaient à miser sur la valeur de leur bien, entraînant une petite flambée des prix. Le coût énergétique de ces bâtiments avait en effet refroidi plus d’un candidat acquéreur qui, face aux travaux à envisager pour atteindre de meilleures performances énergétiques, préféraient se tourner vers un bien plus modeste en corrélation avec leur capacité d’emprunt. L’année 2013 a néanmoins démontré un regain d’intérêt pour ce segment où les négociations ont repris. Résultat : la correction a eu pour effet de booster l’activité en 2014, plaçant Wavre à la cinquième place provinciale derrière Waterloo, Lasne, la Hulpe et Grez-Doiceau, avec un prix moyen de 395 000 euros, soit une progression de quelque 3%. 

Hausse des appartements 1 chambre

Si le marché secondaire des appartements à Wavre s’était contenté d’une progression modeste mais constante en 2009, celui-ci avait fait mieux en 2010 en gagnant 5,5 %, avant de vivre une légère stagnation en 2011. Et si ce prix avait à peine évolué en 2012, l’année 2013 a vu ce segment enregistrer une progression plus marquée, avec un bond de 8%. L’année 2014 a conforté cette tendance haussière, mais dans une moindre mesure. Le prix moyen de 208 800 euros a en effet enregistré une – petite – progression de 2,8% par rapport à 2013, ce qui situe les appartements d’occasion de Wavre juste au-dessus de la moyenne provinciale encaissant un recul d’un peu moins de 2%, à 202 500 euros. Précisons que cette moyenne ne fait pas la distinction entre les types d’appartements. A Wavre, ce sont les appartements 1 chambre qui ont vu augmenter fortement leur prix (187 500 euros) tandis que les prix des 2 chambres ont en réalité diminué (194 500 euros, soit une baisse de 11,9 %). 

Du neuf moins cher qu’à Waterloo 

Du côté de Limal, ce marché secondaire étant quasi inexistant, les nouveaux projets continuent de sortir de terre ça et là pour absorber la demande grandissante. De nouveaux lotissements résidentiels sont également programmés sur les hauteurs de Wavre, notamment sur d’anciennes friches industrielles.
Globalement, les prix des appartements neufs à Wavre ont stagné au cours de l’année 2014. En cause probablement, l’absence de liaison ferroviaire directe vers Bruxelles et Namur dont semble pâtir la capitale provinciale. Il est néanmoins devenu difficile d’y trouver un appartement 2 chambres pour un montant de 200 000 euros. Si le prix moyen au m² tourne autour de 2650 euros, de futures résidences d’appartements annoncent des prix supérieurs tendant vers les 3000 euros/m², ce qui reste néamoins moins cher qu’à Waterloo.
 

Logic Repères

  • Maison : 287 500 euros 
  • Villas : 395 000 euros
  • Appartement 2 ch : 194 500 euros 

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