Wezembeek-Oppem, picture by David Edgar.

Wezembeek-Oppem & Kraainem la crème de la périphérie Est

Écrit par Stephan Debusschere le 28 janvier 2016

La commune de Wezembeek-Oppem affiche les maisons les plus chères de la Province du Brabant flamand, tandis que sa voisine Kraainem remporte largement la palme sur le segment des villas.

A l’est de Bruxelles, les communes de Wezembeek-Oppem et de Kraainem font partie des communes à facilités de la périphérie bruxelloise, au même titre que Drogenbos, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse et Wemmel.  
Très sensible à la proximité directe de la capitale et de son marché de l’emploi, le marché immobilier de la province du Brabant flamand, et donc ses prix, sont dans une large mesure déterminés par cette dernière. Dans la périphérie est de Bruxelles surtout, un bâti de qualité, un environnement résidentiel et des connexions rapides avec le centre de la capitale ont fait s’envoler les prix des logements. C’est donc a fortiori le cas des communes de Wezembeek-Oppem et de Kraainem, qui constituent, par ailleurs, les deux communes les plus chères de cette province, respectivement sur les segments de la maison et de la villa. Les maisons y sont cependant moins onéreuses que celles de la plupart des communes au sud et à l’est de Bruxelles.

Wezembeek-Oppem, picture by David Edgar.

Welcome to foreigners

Ces deux communes accueillent une très forte proportion de population étrangère, surtout anglaise et allemande, qui s’y installe à la fois pour toutes les facilités offertes –  l’Internationale Deutsche Schule à Wezembeek-Oppem et la British School dans la commune voisine de Tervuren par exemple –, la proximité directe avec la capitale ou encore l’environnement très vert. Et le problème de la langue ne s’y pose pas car on y parle indifféremment en français, anglais ou néérlandais depuis longtemps. A Wezembeek-Oppem comme à Kraainem, le problème de la langue ne se pose pas. Si une part de ces familles d’expatriés loue le bien qu’elles ocupent, une autre n’hésite pas à faire l’acquisition de maisons qui, pour le même budget qu’à Bruxelles intra-muros, s’avèrent davantage cossues.

Des communes très recherchées

Sur le segment des maisons, Wezembeek-Oppem avait fait un formidable bond en avant courant 2014. Après une hausse de pas moins de 13%, la commune a ainsi décroché la timbale de la commune la plus coûteuse de la province, avec un prix de référence fixé à 450 000 euros (400 000 euros en 2013). Les dernières estimations pour l’année écoulée indiquent toutefois une légère érosion de ce prix, à quelque 445 000 euros. En prenant du recul sur les cinq dernières années, on constate que la progression des maisons sur cette commune se chiffre à plus de 33 %. Et au classement de l’évolution des prix sur dix ans, Wezembeek-Oppem vient une nouvelle fois en tête avec une progression de 147%... Sa voisine Kraainem, qui détenait la première position en 2013 avec un prix de référence de 415 000 euros, a reculé à la seconde place du podium, tout en subissant un léger tassement des prix sur base annuelle, amenant le prix de référence d’une maison à 410 000 euros. Selon les dernières estimations, ce prix aurait également encaissé un petit recul durant l’année écoulée, à quelque 405 000 euros. Du côté du neuf, davantage à Wezembeek-Oppem qu’à Kraainem où le bâti est plus dense et les réserves foncières moins importantes, les appartements sis dans de petits immeubles rencontrent un vif succès. Ce marché est en bonne partie soutenu par la demande de personnes qui échangent leur maison ou villa pour un appartement, moins coûteux en énergie et en entretien.

Décote vs localisation

Comme partout ailleurs en Belgique, le phénomène de décote des constructions datant des années 1960 et 1970 est en marche. Les exigences des candidats acquéreurs du point de vue de l’état général d’un bien, et a fortiori de ses performances énergétiques se sont récemment renforcées. L’aspect énergivore d’un bien et la nécessité d’importants travaux de rénovation influent donc sur les prix de mise en vente de ce type de biens, nombreux à Kraainem. Une réalité de plus en plus prise en compte par les propriétaires qui savent désormais que les candidats acquéreurs adaptent leur offre en fonction des travaux à réaliser. Un état de fait dont l’exception réside bien entendu dans la localisation, qui reste le facteur clé de ces deux micro-marchés.

Pression démographique

Si la faible distance par rapport à Bruxelles détermine pour beaucoup les marchés de Wezembeek-Oppem et Kraainem, la pression démographique de la capitale y contribue aussi pour une bonne part. Relativement étriqué, le marché du logement bruxellois influe aussi sur les prix de ces deux communes par l’augmentation de la demande. La province du Brabant flamand s’est d’ailleurs penchée sur les flux migratoires depuis et vers Bruxelles. Il ressort de cette étude que, entre 2008 et 2012, les déménagements entre le Brabant flamand et la capitale se sont soldés par un accroissement net de population de près de 35 000 personnes. Autrement dit, quelque 72 000 personnes ont quitté Bruxelles pour le Brabant flamand alors qu’environ 37 000 personnes ont fait le chemin inverse. La plupart de ces « émigrants » se sont installés dans la grande périphérie, dont Wezembeek-Oppem et Kraainem font assurément partie. Cette clientèle belge est essentiellement composée de couples et de familles qui font l’acquisition de maisons avec jardin, dont les valeurs sont comprises entre 400 000 et 600 000 euros. A budget égal, ces acquéreurs bénéficient d’un cadre de vie plus agréable qu’à Bruxelles, mais les avantages ne s’arrêtent pas là. Si la province du Brabant wallon fait, elle aussi, partie des mouvements migratoires des Bruxellois, le Brabant flamand dispose d’un avantage non négligeable par rapport à cette dernière. La fiscalité – les droits de succession, par exemple – y est en effet plus intéressante.

Moyennes

Wezembeek-Oppem

  • Maison : 445 000 euros
  • Villa : 633 000 euros
  • Appartement : 329 000 euros

Kraainem

 

 

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