Wezembeek-Oppem, picture by Smiley.toerist.

Wezembeek-Oppem

Écrit par Stephan Debusschere le 6 mai 2017

Le top de la couronne Est

Wezembeek-Oppem emporte la palme du bâti le plus cher du Brabant flamand.

Au même titre que Drogenbos, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse, Wemmel et Kraainem, la commune de Wezembeek-Oppem fait partie des communes à facilités de la périphérie bruxelloise.

Très sensible à la proximité directe de Bruxelles et de son marché de l’emploi, le marché immobilier du Brabant flamand, et donc ses prix, sont dans une large mesure déterminés par la Capitale. Dans la périphérie est de Bruxelles surtout, un bâti de qualité, un environnement résidentiel et des connexions rapides avec le centre-ville ont fait s’envoler les prix des logements. C’est donc a fortiori le cas de la commune de Wezembeek-Oppem qui constitue la commune la plus chère de cette province sur le segment de la maison comme sur celui des appartements, en forte progression courant 2016. Les maisons y sont cependant moins onéreuses que celles de la plupart des communes au sud et à l’est de Bruxelles.

Bienvenue aux étrangers 

Comme sa voisine Kraainem, Wezembeek-Oppem accueille une très forte proportion de population étrangère, qui s’y installe à la fois pour toutes les facilités offertes –  l’Internationale Deutsche Schule à Wezembeek-Oppem et la British School dans la commune voisine de Tervuren, par exemple –, la proximité directe avec la Capitale ou encore l’environnement très vert. Si une part de ces familles d’expatriés loue le bien qu’elles occupent, une autre n’hésite pas à faire l’acquisition de maisons qui, pour le même budget qu’à Bruxelles intra-muros, s’avèrent davantage cossues. A l’instar de la périphérie sud, l’est de Bruxelles est cependant confronté au recul des locations de villas aux expatriés qui, avant 2009, occupaient ce type de biens dont le loyer était assuré par leurs employeurs. Or, la situation a bien changé depuis, et la demande en location a en conséquence diminué dans une proportion sensible.

Une commune très prisée

Sur le segment des maisons, Wezembeek-Oppem avait fait un formidable bond en avant courant 2014. Après une hausse de près de 13 %, la commune avait décroché la timbale de la commune la plus coûteuse de la Province. Après une année 2015 enregistrant une nouvelle progression, avec un prix médian de 432 500 euros, les chiffres de l’année écoulée indiquent que les prix sont restés très soutenus, pour un prix médian de 437 500 euros sur base annuelle. En prenant du recul sur les cinq dernières années, on constate que la progression des maisons sur cette commune se chiffre à 20 %.

Du côté du neuf, davantage à Wezembeek-Oppem qu’à Kraainem où le bâti est plus dense et les réserves foncières moins importantes, les appartements sis dans de petits immeubles rencontrent un vif succès. Ce marché est en bonne partie soutenu par la demande de personnes qui échangent leur maison ou villa pour un appartement, moins coûteux en énergie comme en entretien.

Wezembeek-Oppem, picture by Smiley.toerist.

Décote vs localisation

Comme partout ailleurs en Belgique, le phénomène de décote des constructions datant des années 1960 et 1970 est en marche. Les exigences des candidats acquéreurs du point de vue de l’état général d’un bien, et a fortiori de ses performances énergétiques se sont récemment renforcées. L’aspect énergivore d’un bien et la nécessité d’importants travaux de rénovation influent donc sur les prix de mise en vente de ce type de biens. Une réalité de plus en plus prise en compte par les propriétaires qui savent désormais que les candidats acquéreurs adaptent leur offre en fonction des travaux à réaliser. Un état de fait dont l’exception réside bien entendu dans la localisation, qui reste le facteur clé.

Pression démographique

Si la faible distance par rapport à Bruxelles détermine pour beaucoup le marché immobilier de Wezembeek-Oppem, la pression démographique de la Capitale y contribue aussi pour une bonne part. Relativement étriqué, le marché du logement bruxellois influe aussi sur les prix de la commune par l’augmentation de la demande. La province du Brabant flamand s’est d’ailleurs penchée sur les flux migratoires depuis et vers Bruxelles. Il ressort de cette étude que, entre 2008 et 2012, les déménagements entre le Brabant flamand et la Capitale se sont soldés par un accroissement net de population de près de 35 000 personnes. Autrement dit, quelque 72 000 personnes ont quitté Bruxelles pour le Brabant flamand alors qu’environ 37 000 personnes ont fait le chemin inverse.

La plupart de ces « émigrants » se sont installés dans la grande périphérie, dont Wezembeek-Oppem fait assurément partie. Cette clientèle belge est essentiellement composée de couples et de familles qui font l’acquisition de maisons avec jardin, dont les valeurs sont comprises entre 400 000 et 600 000 euros. A budget égal, ces acquéreurs bénéficient d’un cadre de vie plus agréable qu’à Bruxelles, mais les avantages ne s’arrêtent pas là. Si la province du Brabant wallon fait, elle aussi, partie des mouvements migratoires des Bruxellois, le Brabant flamand dispose d’un avantage non négligeable par rapport à cette dernière. La fiscalité – les droits de succession, par exemple – y est en effet plus intéressante.

Logic Repères

Maison : 437 500 euros
Appartement : 288 750 euros

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