Woluwe-Saint-Lambert, picture by Ben2.

Woluwe-Saint-Lambert

Écrit par Stephan Debusschere le 3 mai 2018

En douce progression

Proche du quartier européen, la commune de Woluwe-Saint-Lambert est recherchée tant par les cadres internationaux que par les familles et les jeunes couples. Une situation qui pèse sur l’évolution des prix, qui ont encore de la marge pour progresser.

Les origines historiques de la commune de Woluwe-St-Lambert remontent au milieu du XIe siècle. A cette époque, d'importants travaux de défrichement ont été entrepris dans la partie de la forêt de Soignes située sur le cours moyen de la Woluwe – petite rivière qui allait donner son nom au village – afin d'y créer un centre d'exploitation agricole. Des cultivateurs s'y installèrent et l’église qu’on y bâtit fut dédiée à Saint Lambert, le prestigieux évêque de Maastricht. Woluwe-Saint-Lambert était née.

Woluwe-Saint-Lambert : deux marchés en un

Commune prospère et principalement résidentielle, comptant quelque 54 000 habitants sur une superficie de 7 km², Woluwe-Saint-Lambert est divisée en deux marchés immobiliers assez distincts. Il y a d’une part le marché « citadin » du côté de l’hôtel de Ville, avec notamment la rue Slegers et l’avenue de Broqueville, et d’autre part le marché « décentré » des lotissements à la limite de Kraainem et de Wezembeek-Oppem.

Sur le segment des biens neufs, ces deux micromarchés ne réagissent pas de la même manière et présentent une différence de prix au m², variant de 3200 à 3600 euros. Pour trouver des prix inférieurs, il faut se diriger du côté du quartier Marcel Thiry. Parmi les projets phares, citons le projet « Greenwood » qui propose studios, appartements et penthouses à quelque 3600 euros/m2. Au terme des quatre phases de construction, les huit immeubles situés à proximité du Woluwe Shopping Center offriront un total de 500 logements. Grâce à ce projet, ainsi qu’à ceux des « Jardins de la Woluwe » et « Balcons », la pénurie de biens neufs est moins criante qu’à Woluwe-Saint-Pierre, mais on déplore néanmoins un déficit réel et semblable en situation plus centrale.

Heureusement, quelques dossiers de qualité sont dans les cartons des promoteurs. On assiste par ailleurs à une tendance lourde où les candidats acquéreurs sont très sensibles à la proximité des services tels que les écoles, crèches, commerces, centre sportif et autres besoins d’une population de plus en plus soucieuse de limiter les trajets et le coût en temps comme en stress. Il s’agit là d’ailleurs d’une exigence commune à toutes les générations, quel que soit la nationalité, l’origine sociale ou l’âge. Les projets en cours de commercialisation intègrent bien ces nouvelles exigences du marché, ce qui permet de séduire les acquéreurs comme les investisseurs.

Woluwe-Saint-Lambert, picture by Ben2.

Un marché dynamique

Petit flashback. Au premier semestre 2009, la commune de Woluwe-Saint-Lambert s’était installée en tête du classement des communes les plus chères de la Capitale sur le marché des maisons, détrônant sa voisine Woluwe-Saint-Pierre. Ce phénomène, qui n’était plus arrivé depuis des lustres, s’explique par le fait que le marché local avait su garder le cap grâce à une demande soutenue. La commune est en effet historiquement très recherchée, notamment pour ses nombreux espaces verts et ses clos résidentiels présentant un caractère original, voire exclusif, sans compter sa proximité tant du quartier européen que des communes à facilités. Cette première place fut néanmoins éphémère.

Sur l’ensemble de l’année 2009, les prix des maisons avaient finalement été détrônés par ceux de leurs voisines de Woluwe-Saint-Pierre. Un petit tassement qui n’avait pas pour autant déstabilisé ce marché où les biens, même chers, continuent à se vendre, à condition bien entendu d’être annoncés aux prix réels du marché. Quatre ans plus tard, ce segment avait néanmoins subi une correction qui, grosso modo, avait produit une différence sensible de prix de quelque 40 000 euros. Heureusement pour les propriétaires vendeurs, un rattrapage a pu avoir lieu courant 2014, plaçant alors la commune à la quatrième place du classement bruxellois.

Troisième place

Après une période de stabilisation, l’année 2016 a démontré que le rattrapage des prix était à nouveau d’actualité, puisque le prix médian pour une maison est remonté à 450 000 euros sur base annuelle, soit son niveau de 2012. Au vu de la différence de prix sur ce segment avec sa voisine Woluwe-Saint-Pierre (550 000 euros), les prix sur la commune ont donné le sentiment qu’ils avaient encore de la marge pour progresser. Dont acte.

Avec un prix médian valorisé à 490 000 euros au cours de l’année écoulée, les maisons de Woluwe-Saint-Lambert se rapprochent ainsi un peu plus de celles de Woluwe-Saint-Pierre, où les prix sont restés stables. Uccle ayant régressé sur ce segment, les maisons de Woluwe-St-Lambert occupent cette fois la troisième place sur le podium bruxellois.

Petit bonus pour les appartements

Dans cette commune qui fait néanmoins le plus gros de son marché sur le segment des appartements, il semble logique d’observer d’année en année des mouvements de hausse des prix. Alors qu’en 2009, les prix observés avaient exceptionnellement diminué de manière identique à celle des maisons, l’année suivante avait vu ce segment enregistrer un premier rattrapage de près de 10 %.

La progression des prix s’est ensuite poursuivie jusqu’en 2014. Si 2015 a marqué un temps d’arrêt, l’année 2016 a permis à ce segment de prendre un peu de valeur, amenant le prix médian d’un appartement à 270 000 euros, toutes surfaces confondues. L’année écoulée indique une nouvelle mais très légère bonification, fixant ce prix médian à 273 250 euros. Pour un appartement 2 chambres de quelque 115 m2 en moyenne, le prix de référence est de 244 800 euros.

Logic Repères

Maison : 490 000 euros

Appartement : 273 250 euros

Appartement neuf : de 3200 à 3600 euros/m²

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