Avenue de Broqueville, Woluwe-Saint-Lambert. Picture by Matthew Ross.

Woluwe-Saint-Lambert

Écrit par Stephan Debusschere le 3 septembre 2016

Encore de la marge de progression

Proche du quartier européen, la commune de Woluwe-Saint-Lambert est recherchée tant par les cadres internationaux que par les familles aisées ou les jeunes ménages. Et les prix de son bâti semblent encore en mesure de progresser.

Les origines historiques de la commune de Woluwe-St-Lambert remontent au milieu du XIe siècle. A cette époque, d'importants travaux de défrichement ont été entrepris dans la partie de la forêt de Soignes située sur le cours moyen de la Woluwe – petite rivière qui allait donner son nom au village – afin d'y créer un centre d'exploitation agricole. Des cultivateurs s'y installèrent et l’église qu’on y bâtit fut dédiée à Saint Lambert, le prestigieux évêque de Maastricht. Woluwe-Saint-Lambert était née.

Micromarchés

Commune prospère et principalement résidentielle, comptant quelque 54 000 habitants sur une superficie de 7 km², Woluwe-Saint-Lambert est divisée en deux marchés assez distincts. Il y a, d’une part, le marché « citadin » du côté de l’hôtel de Ville, avec notamment la rue Slegers et l’avenue de Broqueville, et, d’autre part, le marché « décentré » des lotissements à la limite de Kraainem et de Wezembeek-Oppem.

Sur le segment des biens neufs, ces deux micromarchés ne réagissent pas de la même manière et présentent une différence de prix au m², variant de 3200 à 3600 euros. Parmi les projets phares au sein de la commune, citons ici à titre d’exemples « Les Jardins de Woluwe », « Ensor-Delvaux », « Les jardins de l’île d’Or », « Projet Victory », « T House », « Clos de toutes les couleurs », ou encore le projet « Greenwood » qui propose studios, appartements et penthouses à quelque 3600 euros/m2. Au terme des quatre phases de construction prévues, cet ensemble de huit immeubles situés à proximité du Woluwe Shopping Center offrira un total de 500 nouveaux logements. La commune continue ainsi de séduire largement les promoteurs comme les investisseurs.

Un marché dynamique

Petit flashback. Au premier semestre 2009, la commune de Woluwe-Saint-Lambert s’était installée en tête du classement des communes les plus chères de la Capitale sur le marché secondaire des maisons unifamiliales, détrônant pour le coup sa voisine Woluwe-Saint-Pierre. Ce phénomène, qui n’était plus arrivé depuis des lustres, s’explique par le fait que le marché local avait tout simplement su ne pas s’écrouler et garder le cap grâce à une demande soutenue, s’offrant même un bond de 4 % par rapport à la valeur de 2008. La commune est, en effet, historiquement très recherchée, notamment pour ses nombreux espaces verts et ses clos résidentiels présentant un caractère original, voire exclusif, sans compter sa proximité tant du quartier européen que des communes à facilités. Après avoir un moment prospecté du côté de ces dernières, les Bruxellois avaient sans doute voulu revenir au bercail.  

Cette première place fut néanmoins éphémère. Sur l’ensemble de l’année 2009, les prix des maisons avaient finalement été détrônés par ceux de leurs voisines de Woluwe-Saint-Pierre. Un petit tassement qui n’avait pas pour autant déstabilisé ce marché où les biens, même chers, continuent à se vendre, à condition bien entendu d’être annoncés aux prix réels du marché.

Avenue de Broqueville, Woluwe-Saint-Lambert. Picture by Matthew Ross.

Cinquième place

Après ce que d’aucuns ont considéré comme une période de récession, les années 2011 et 2012 ont en revanche été celles de la progression pour la commune, dont le marché immobilier s’affiche globalement plus dynamique que celui de sa voisine Woluwe-Saint-Pierre. Au fil du temps et du jeu de l’offre et de la demande, le prix moyen d’une belle unifamiliale a enregistré une hausse sensible durant cette période, plaçant alors les maisons de Woluwe-Saint-Lambert à la troisième place du podium bruxellois, toujours derrière Woluwe-Saint-Pierre et Ixelles. En 2013, ce segment des maisons avait en revanche subi une correction qui, grosso modo, avait produit une différence sensible de prix de quelque 40 000 euros. Heureusement pour les propriétaires vendeurs, un rattrapage a pu avoir lieu courant 2014, plaçant alors la commune à la quatrième place du classement bruxellois. L’année 2015 aura montré que le rattrapage était à nouveau d’actualité, puisque le prix moyen est remonté d’un peu plus de 2 %, à 476 500 euros. Et au vu de la différence de prix sur ce segment avec sa voisine Woluwe-Saint-Pierre (553 700 euros), les prix sur la commune ont certes encore de la marge pour progresser. Sur base annuelle, Woluwe-Saint-Lambert figurait à la cinquième place des maisons les plus chères de la Capitale, derrière celles d’Uccle, de Woluwe-St-Pierre, d’Ixelles et d’Etterbeek qui ont pour leur part encaissé un recul plus ou moins important sur ce segment. 

Temps d’arrêt

Dans cette commune qui fait néanmoins le plus gros de son marché sur le segment des appartements, il semble logique d’observer d’année en année des mouvements de hausse des prix. Alors qu’en 2009, les prix observés avaient exceptionnellement diminué de manière identique à ceux des maisons, amenant le prix moyen à 260 000 euros, l’année 2010 avait vu ce segment enregistrer un premier rattrapage de près de 10 %. La progression des prix s’est ensuite poursuivie jusqu’en 2014. Une situation qui avait malgré tout satisfait les acheteurs qui ont visé la mise en location de leur bien, puisque les loyers sur la commune ont affiché cette année-là une hausse de 3,3 % sur base annuelle. L’année écoulée aura cependant marqué un temps d’arrêt, faisant légèrement reculer le prix moyen à 272 000 euros ; une situation qui semble s’être stabilisée au cours du premier semestre de cette année.

Logic Repères

Maison : 476 500 euros

Appartement : 272 000 euros

Appartement neuf : de 3200 à 3600 euros/m² 

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