Avenue de Broqueville, Woluwe-Saint-Lambert. Picture by Matthew Ross.

Woluwe-Saint-Lambert

Écrit par Stephan Debusschere le 5 mai 2017

Temps d’arrêt

Proche du quartier européen, la commune de Woluwe-Saint-Lambert est recherchée tant par les cadres internationaux que par les familles aisées ou les jeunes ménages. Les prix de son bâti marquent néanmoins un temps d’arrêt dans leur possible progression future. 

Les origines historiques de la commune de Woluwe-St-Lambert remontent au milieu du XIe siècle. A cette époque, d'importants travaux de défrichement ont été entrepris dans la partie de la forêt de Soignes située sur le cours moyen de la Woluwe – petite rivière qui allait donner son nom au village – afin d'y créer un centre d'exploitation agricole. Des cultivateurs s'y installèrent et l’église qu’on y bâtit fut dédiée à Saint Lambert, le prestigieux évêque de Maastricht. Woluwe-Saint-Lambert était née.

Deux marchés en un

Commune prospère et principalement résidentielle, comptant quelque 54 000 habitants sur une superficie de 7 km², Woluwe-Saint-Lambert est divisée en deux marchés assez distincts. Il y a, d’une part, le marché « citadin » du côté de l’hôtel de Ville, avec notamment la rue Slegers et l’avenue de Broqueville, et d’autre part le marché « décentré » des lotissements à la limite de Kraainem et de Wezembeek-Oppem.

Sur le segment des biens neufs, ces deux micromarchés ne réagissent pas de la même manière et présentent une différence de prix au m², variant de 3200 à 3600 euros, avec une moyenne de 3750 euros. Pour trouver des prix inférieurs à cette moyenne, il faut se diriger du côté du quartier Marcel Thiry. Parmi les projets phares au sein de la commune, citons ici le projet « Greenwood » qui propose studios, appartements et penthouses à quelque 3600 euros/m2. Au terme des 4 phases de construction prévues, cet ensemble de huit immeubles situés à proximité du Woluwe Shopping Center offrira un total de 500 nouveaux logements. Grâce à ce projet en cours de développement, la pénurie de biens neufs est moins criante qu’à Woluwe-Saint-Pierre, mais on déplore un déficit réel et semblable en situation plus centrale. Heureusement, quelques dossiers de qualité sont dans les cartons des promoteurs.

On assiste, par ailleurs, à une tendance lourde où les candidats acquéreurs sont très sensibles à la proximité des services tels que les écoles, crèches, commerces, centre sportif  et autres besoins d’une population de plus en plus soucieuse de limiter les trajets et le coût en temps comme en stress. Il s’agit là d’ailleurs d’une exigence commune à toutes les générations, quel que soit la nationalité, l’origine sociale ou l’âge. Les projets en cours de commercialisation intègrent bien ces nouvelles exigences du marché, ce qui permet de séduire les acquéreurs comme les investisseurs.

Avenue de Broqueville, Woluwe-Saint-Lambert. Picture by Matthew Ross.

Un marché dynamique

Petit flashback. Au premier semestre 2009, la commune de Woluwe-Saint-Lambert s’était installée en tête du classement des communes les plus chères de la Capitale sur le marché des maisons, détrônant sa voisine Woluwe-Saint-Pierre. Ce phénomène, qui n’était plus arrivé depuis des lustres, s’explique par le fait que le marché local avait su garder le cap grâce à une demande soutenue. La commune est, en effet, historiquement très recherchée, notamment pour ses nombreux espaces verts et ses clos résidentiels présentant un caractère original, voire exclusif, sans compter sa proximité tant du quartier européen que des communes à facilités.

Cette première place fut néanmoins éphémère. Sur l’ensemble de l’année 2009, les prix des maisons avaient finalement été détrônés par ceux de leurs voisines de Woluwe-Saint-Pierre. Un petit tassement qui n’avait pas pour autant déstabilisé ce marché où les biens, même chers, continuent à se vendre, à condition bien entendu d’être annoncés aux prix réels du marché.  

Quatrième place

Quatre ans plus tard, en 2013, ce segment des maisons avait en revanche subi une correction qui, grosso modo, avait produit une différence sensible de prix de quelque 40 000 euros. Heureusement pour les propriétaires vendeurs, un rattrapage a pu avoir lieu courant 2014, plaçant alors la commune à la quatrième place du classement bruxellois. L’année 2015 aura montré que le rattrapage était à nouveau d’actualité, puisque le prix médian est alors remonté à 450 000 euros. Et au vu de la différence de prix sur ce segment avec sa voisine Woluwe-Saint-Pierre (515 000 euros), les prix sur la commune ont donné le sentiment qu’ils avaient encore de la marge de progression. Sur base annuelle, Woluwe-Saint-Lambert figurait à la cinquième place des maisons les plus chères de la Capitale, derrière celles d’Uccle, de Woluwe-St-Pierre, d’Ixelles et d’Etterbeek. Avec un prix médian resté identique à celui de 2015, l’année écoulée a été marquée par un temps d’arrêt. Etterbeek ayant, pour sa part, régressé, Woluwe-Saint-Lambert remonte désormais à la quatrième place du palmarès bruxellois.

Petit bonus pour les appartements

Dans cette commune qui fait néanmoins le plus gros de son marché sur le segment des appartements, il semble logique d’observer d’année en année des mouvements de hausse des prix. Alors qu’en 2009, les prix observés avaient exceptionnellement diminué de manière identique à celle des maisons, l’année suivante avait vu ce segment enregistrer un premier rattrapage de près de 10 %. La progression des prix s’est ensuite poursuivie jusqu’en 2014. Si 2015 a marqué un temps d’arrêt, l’année écoulée a permis à ce segment de se bonifier quelque peu, amenant le prix médian d’un appartement à 270 000 euros, toutes surfaces confondues.

Logic Repères

Maison : 450 000 euros

Appartement : 270 000 euros

Appartement neuf : de 3200 à 3600 euros/m² 

Lexique